Compagnie Alain Germain
Le Triomphe de la Vertu
![]() |
Opéra
d'Adrienne Clostre L’action se passe à Rome, sous le règne
de l’Empereur Dioclétien La Confusion du Méchant |
![]() |
Première séquence : La Confusion du Méchant |
L’Empereur appelle en sa présence Irène, Agapè
et Chionie, trois jeunes soeurs de famille noble. Il leur exprime son intention
de les marier honorablement.
Elles refusent énergiquement car elles ont fait le serment de consacrer leur
virginité et leur vie tout entière au Christ.
L’Empereur, furieux, ordonne au gouverneur Dulcitius de les conduire en prison.
Dulcitius est un homme vil et sensuel. Séduit par la beauté des jeunes filles,
il revient la nuit, dans la prison, pour "jouir de leurs embrassements", mais
aveuglé par la Providence, il se rend dans la cuisine où il embrasse frénétiquement
casseroles, poêles et chaudrons. Les trois soeurs rient aux éclats.
Couvert de suie, les vêtements en lambeaux mais inconscient de son état, Dulcitius
sort de la prison. Ses soldats ne le reconnaissent pas, le prennent pour un
démon et s’enfuient épouvantés.
Dulcitius se rend alors chez l’Empereur. Le garde, indigné qu’il ose se présenter
ainsi au Palais, le roue de coups de bâton.
Dulcitius comprend enfin qu’il a été le jouet d’une puissance supérieure. Hors
de lui, il ordonne aux soldats d’arracher les vêtements des trois jeunes filles
et d’exposer celles-ci, nues, sur la place publique. Mais les vêtements des
trois vierges tiennent à elles "comme leur propre peau" : impossible de les
arracher ! Quant à Dulcitius, il s’effondre, plongé dans un profond sommeil
et il ronfle "comme une abeille en colère".
![]() |
Deuxième séquence : Le Brasier Triomphal |
L’Empereur exprime sa colère contre ces "femmelettes" qui refusent
de sacrifier aux dieux de l’Empire et ont humilié le noble Dulcitius. Il confie
le soin de le venger au Comte Sisinnius.
Celui-ci appelle en sa présence Irène et Agapè. Il les somme de sacrifier aux
dieux de l’Empire. Elles refusent avec la même énergie que précédemment. Sisinnius
ordonne alors aux soldats de construire un bûcher et d’y brûler vives ces "blasphématrices".
Les flammes s’élèvent, ardentes, et les soldats constatent avec stupeur que
"par un prodige inexplicable", ni les vêtements ni les corps d’Irène et Agapè
ne portent trace de brûlures.
![]() |
Troisième séquence : La Flèche Libératrice |
Sisinnius, fou de rage après avoir obtenu de Chionie comme de
ses soeurs la même réponse négative, ordonne aux soldats de la conduire dans
un lupanar.
Ils obéissent mais, en chemin, deux anges sous l’aspect de deux jeunes hommes
aux radieux visages, enlèvent la jeune fille à ses gardes et la transportent
au sommet de la montagne voisine.
Les gardes font à Sisinnius le récit de cet événement et ressentent mystérieusement
une extrême fatigue. Sisinnius à moitié fou, tourne au pied de la montagne sans
pouvoir trouver le chemin qui mène au sommet. L’un des archers tire alors une
flèche droit au coeur de Chionie.
Celle-ci, triomphant de ses bourreaux, annonce à Sisinnius qu’il est voué à
la damnation éternelle pour sa méchanceté. Elle proclame la gloire qui sera
bientôt la sienne au Paradis où l’attendent ses soeurs : Irène et Agapè.
Un final, en forme de choral, réunit tous les personnages de cette histoire.