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Musique originale : Jean-Paul Holstein
Décors et costumes : Alain Germain
Lumières : Allain Vincent
Distribution : Nathalie Barbey, Marie-Laure Belleville, Irène
Bonjean, Thérèse Coquillaud, Béatrice Delaoustre,
Ian de Garnier, Michel Gauthier, Alain Germain, Alain Guichard, Bertrand
Icart, Andreas Jäggi, Michel Maurer, Joëlle Mignot, Geneviève
Paquet, Ouliana Tchaïkovsky, Françoise Teboul et Claire
Vialle
Reprise : Printemps Musical de Poitiers, Théâtre
des Quartiers d'Ivry, Bassler Theater de Bâle (Suisse), Foire
Internationale de l'Art Contemporain de Bâle (Suisse), Sommer
Festival de Bonn (Allemagne), Columbia University et Pennsylvania
University (USA) |
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"Dans
le décor merveilleux de la salle des gardes du Palais, un violoncelle
chante une mélodie émouvante, dans un recoin de la monumentale
cheminée, face à des gisants éparpillés
sur deux plateaux. Peu à peu un frémissement anime les
corps et une grande prêtresse drapée de rouge appelle
à la vie les esprits endormis.
Dans 'L'Incantation de Merseburg', tout est symbole : le choix
du texte en vieil allemand contant la magie du temps de Henri l'oiseleur,
premier empereur : la superposition au monde du silence initial, personnifiant
le cercle initiatique, de l'œuvre musicale de Jean-Paul Holstein.
Partition d'une saisissante beauté. Magie des vocalises, animation
du ballet des célébrants, tendres guirlandes d'une flûte,
implorations d'une figurante et le mariage de la voix et du métal,
se réalise. L'atmosphère envoûtante s'épaissit
de rythmes obsédants, d'alléluias déchirés
par des interventions spasmodiques. Alors que se débattent
trois silhouettes attachées à la pesanteur de la terre…
Le summum de cette dualité étant la réalisation
remarquable scénique et sonore visionnant l'appel à
Dieu, à travers le Recordare du Requiem de Mozart. Une dernière
supplication à la flûte, messagère d'amour, un
ultime hymne vers le soleil, l'éternité et la nuit engloutit
notre condition humaine, de la naissance à la mort. Un spectacle
original, passionnant, que nous avons aimé, sans restrictions."
Michel Sicard. Centre Presse |
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